Thirsty Cities In War

Djibouti

Written By: Giorgio Nembrini

L’eau à Djibouti en 2004, dans les quartiers de Balbala et PK12 et évolution de la salinité entre 1985 et 2004.
L’eau est une des préoccupations les plus importantes des habitants de Djibouti, tant pour son accès (quantité disponible) que pour sa qualité (salinité). Lorsqu’il y a un problème les habitants affectés par une pénurie se mobilisent et descendent dans la rue. Le problème préoccupait donc le gouvernement et les politiciens qui ont mis l’amélioration de la distribution de l’eau dans la ville et aussi dans les zones rurales en première priorité. Dans certains quartiers où l’eau était distribuée via des bornes fontaines, comme à Balbela, ou par des raccordements plus ou moins gérés, les utilisateurs payaient l’eau aux responsables à des tarifs bien en dessous de ceux pratiqués par l’ ONED.gi Du coup l’ONED ne recevait pas de la part des responsables des bornes fontaines la contrepartie des quantités consommées, les fuites étaient importantes. La qualité se dégradait, l’eau devenant de plus en plus salée. Tout cela dans une situation de déficit permanent et dans une course constante pour augmenter la quantité et la qualité de l’eau à disposition. Il y avait cependant des financements pour créer de nouveaux forages, comme celui des Saoudiens , qui prévoyait la construction de 23 forages et l’amélioration des stations de pompage. Dans cet article on décrit la situation de l’accès à l’eau dans le quartier de Balbela en 2004 et on aborde sommairement celle du quartier de PK12. A Balbela on a depuis fait des efforts et 7 nouveaux forages ont vu le jour. A PK12, un quartier en constante expansion, l’accès à l’eau était tout aussi problématique, voire pire, car il n’y avait que quelques bornes fontaines.
Dans la dernière partie de l’article on décrit l’évolution de la salinité de l’eau depuis 1985 à 2004 à partir des données mesurées annuellement par les services de l’ONEAD/ONEAD, sur les forages approvisionnant la ville. Ces forages , situés pour la plupart, au sud / sud-est de la ville se salinisent et doivent parfois être arrêtés à cause d’une trop grande salinité de l’eau. Une modélisation de l’évolution de la salinité de l’eau est aussi présentée, calculée utilisant les données reportées dans ARCVIEW 3.2 et déconvoluées utilisant l’extension prévue pour l’analyse spatiale.

 

DOWNLOAD HERE:  Accès à l’eau à Djibouti

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